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Le spectacle commence sur la place.


Le petit déjeuner terminé, vers six heures tout le monde allait s'affairer au montage du chapiteau, les portes arrière des camions s'ouvraient et chacun déchargeait les matériaux nécessaires à ce travail. En premier, de grands pieux métallique "appelés pinces" qui étaient disposées tout le tour de l'endroit où allait être dressé le chapiteau, et sur lesquelles les monteurs allaient frapper à l'aide de leur masse pour les enfoncer profondément, car c'est sur eux que les cordage de maintien du chapiteau seraient accrochés. Je trouvais spectaculaire de voir ces hommes frapper jusqu'à six sur la même pince. Je l'ai fais de temps en temps, histoire de se mettre en forme et nous tapions à quatre, ce n'est pas très compliqué, il suffit d'avoir un bon mouvement d'épaule et le reste se fait tout seul. Le principal est de bien garder la cadence.
Un peut plus loin les hommes de la ménagerie, installaient les remorques-cage les unes à la suite des autres, puis dressaient des barrières devant pour sécuriser les lieux qi étaient ouverts au publique en début d'après-midi pour la visite.
Les garçons de piste ne travaillaient pas qu'aux heures de spectacle, ils participaient aussi au déchargement des camions et à l'installation des différents équipements.
Après quelques jours de présence, il m'avait été confié le montage des trapèzes qui devaient être fixés avant que les mâts ne soient montés. Le réglage était effectué en présence des trapézistes à la fin de la matinée.
Spectaculaire, le dressage des mâts "quatre au carré"; qui supportaient le chapiteau ainsi que les différents matériel nécessaire au spectacle (ex: les trapèzes). Après les avoir fixé au sol, à l'aide de quatre pince chacune, les embases recevaient les mâts qui étaient dressés à l'aide du treuil du camion de dépannage.
Les mâts en l'air, la première partie du chapiteau, la plus haute, était mise en place et fixée.  Pendant ce temps une autre équipe installait les gradins sur lesquels les spectateur s'assaillaient le temps du spectacle.
Les gradins en place, c'était autour de la bâche formant le tour du chapiteau d'être posée. A midi le montage était terminé, tout le monde pouvait souffler un bon coup, car la cadence avait été très soutenue toute la matinée.
Que c'était beau de voir enfin le chapiteau dressé dans toute sa splendeur, et c'était ainsi tout les jours.
Lorsqu'un cirque feras étape dans votre ville, levez vous tôt le matin et allez voir le montage du chapiteau "pas trop près pour ne pas gêner", vous assisterez à la première partie du spectacle!!!

 
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Réveil en fanfare


Le soir même de mon embauche, sitôt mes affaires rangées dans la caravane, je n'avais pas résisté à donner un coup de mains pour le démontage du chapiteau, histoire de me mettre dans l'ambiance.
Le premier matin, alors que je dormais à poings fermés "le coup de main de la veille n'y était pas pour rien", j'ai été réveillé par des bruits de moteur, des coup de sifflet puis un léger tangage de la caravane(*)
Il était environ quarte heures, le convois s'ébranlait pour se rendre à la ville voisine. Nous partions de Rochefort sur/mer (ma ville natale" pour nous rendre à Saintes, ville distante d'environ trente kilomètres. Une bonne heure de route, escorté par les motards de la  C R S, c'était ainsi chaque jour sauf le week-end ou nous restions deux jours sur la même place.
Peut après cinq heures, nous arrivions sur la place et de nouveau les coups de sifflet du chef monteur qui faisait se stationné les camions à l'emplacement qui leur avait été alloué. Les véhicules étaient  disposé en un grand  rectangle au milieu duquel étaient monté le chapiteau et la ménagerie. Tout était tracé au sol, chacun savait la place qu'il devait prendre, la routine des gens du voyage.
Les moteurs arrêtés,les chauffeurs descendaient de leur véhicule, les portes de caravanes s'ouvraient et tout le monde se retrouvait à l'arrière d'une semie-remorque, la cantine où nous allions prendre le petit déjeuner. C'était très conviviale, une ambiance tout à fait nouvelle pour moi, qui n'avait rien à voir avec ce que j'avais connue quelques mois plus tôt lors de mon service militaire. 
La première journée de ma nouvelle vie venait de commencée.

*je dormais dans la caravane des garçons de piste, un genre de roulotte où nous dormions à six, les couchettes superposées étant séparées chacune par un rideau

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Si j'avais pensé, qu'un jour!!!


Depuis toujours, je suis un passionné du cirque. Lorsque j'étais petit, mes parents m'emmenaient voir les petits cirques qui plantaient leur chapiteau dans un champ, prêté par un paysan du village de campagne où j'ai passé mon enfance. Puis  au début des années soixante, c'est à la télévision que je regardais "la piste aux étoiles", présentée par Roger LANZAC, le monsieur loyal de l'époque. Mais aussi les émission de Jean RICHARD"messieurs les clowns" et 1.2.3.en piste.

Faute de collège dans mon village, c'est à Rochefort Sur/Mer en Charente-Maritime (ma ville de naissance) que j'ai été interne jusqu'au b e p c, ensuite j'ai fais un apprentissage de coiffeur pour hommes, et après mon c a p passé avec succès, Je suis allé faire mon service militaire 'par devancement d'appel". Deux ans dans un régiment de commando de l'air. Une entrée dans la vie active des plus normale.
Après avoir fait mon service militaire, il n'était pas facile de trouver une place de coiffeur, la faute à la mode des cheveux longs. Je commençais à me résigner de prendre la décision pour changer de métier, et je dois au hasard d'avoir pu assouvir ma passion pour le cirque, juste à cette époque où je voyais mon avenir pour le moins incertain.
Un soir de juillet 1970, alors que j'étais devant la caisse du cirque Jean RICHARD pour acheter mon billet d'entré au spectacle, mon attention fût attirée par une annonce affichée sur la vitre "le cirque embauche un garçon de piste, s'adresser à la direction".
Au lieu de prendre mon billet, je suis allé à la caravane qui servait de bureau au directeur, André VILAR, qui m'a reçue et qui après m'avoir expliquer les conditions d'embauche, m'a accompagné au chapiteau voir le régisseur de spectacle"Roland GAUTHIER",qui de l'entrée des artistes m'a montré en quoi consistait le travail de garçons de piste. Le spectacle étant commencé j'ai pu voir ces hommes au travail.
Ce travail me paressant intéressant, j'ai dis o k, et suis allé chez mes parents faire ma valise pour retourner au cirque, dormir ma première nuit en caravane afin d'être sur place pour le départ aux aurores le lendemain.
Je n'y croyais pas, j'allais devenir un "acteur du spectacle"!!! 
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Jean RICHARD

Puriste du cirque

Prix Grammont 1968 pour son livre sur le cirque "Mes Bêtes A Moi", Jean Richard fit débuter son chapiteau en 1957 avec l'aide d'Albert PREJEAN.
En 1960,il abandonne les tournées, aprés avoir présenté le cirque de Moscou pour l'exposition de Bruxelles.
Il se donnait alors entièrement à son zoo, la plus importante collection privée de France, et faisait de "la mer de sable" d'Ermenonville un des plus grand parcs d'attraction d'Europe et un véritable cirque en plein air que fréquentent un million et demis de visiteur par an.
En décembre 1964, le cirque Jean RICHARD réapparaît au Palais des sports de Paris.
Après un véritable triomphe, Jean RICHARD reçoit personnellement "l'Oscar du Cirque" et en 1965se construit dans l'enceinte du zoo, le plus charmant des chapiteau sédentaire. Les spectacles se succèdent du mois d'avril au mois de septembre chaque année.
La télévision s'empare bien vite de ce cirque et Jean RICHARD y produit les émissions "Messieurs les clowns" (deuxième chaine couleur) et "1,2,3 en piste( première chaine).
Dans une série de vingt-six émissions "De la jungle à la piste", il rend hommage à tous les grands dresseurs d'animaux du monde et plus particulièrement aux frères Bouglione et aux frères Amar. Ces émissions sont retransmisent en Suisse, Belgique, Canada, Allemagne.
Le disque "De la jungle à la piste" obtient en 1969 le grand prix de l'Académie Charles CRAU.
Le cirque d'Ermenonville étant de plus en plus envahi par la télévision, en 1968 c'est la création d'une grande ménagerie de dressage, renouant, comme toujours, pour Jean RICHARD, avec la plus pure tradition.
En 1969,Jean RICHARD a voulu être le premier à présenter aux Parisiens les célèbres dauphins savants. Achetés en Californie, ils sont à Ermenonville, présentés par le capitaine Richard DEKKER avant de se produire en 1790 dans toutes les grandes villes de France.
En 1970,la télévision Allemande reconnue la meilleur pour ses productions sur le cirque commande à Jean RICHARD une série d'émission pour le monde entier. Ces émissions étaient réalisées par Pierre TCHERNIA.  
Jean RICHARD était vraiment un grand défenseur du cirque, reprenant la route en 1969, fort de dix années d'expérience, et à une époque ou le cirque doit retrouver  sa jeunesse et prouver aux foules que rien ne remplace le travail des vrais "gens du voyage".

MIEUX VOIR, ETRE MIEUX ASSIS, RIRE.

Tel étaient les objectifs principaux de Jean RICHARD, avec son cirque neuf qu'accompagnait pour la première fois le zoo Jean RICHARD. 
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